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Question juridique – Auteurs / Éditeurs

Ecrire une biographie

La fille d'une femme célèbre a remis à notre maison d’édition le récit de la vie de sa mère, qu’elle a écrit, pour en faire une biographie, ce qui implique une réécriture par un biographe.
La fille d'une femme célèbre a remis à notre maison d’édition le récit de la vie de sa mère, qu’elle a écrit, pour en faire une biographie, ce qui implique une réécriture par un biographe.
Faut-il encadrer la relation dans un contrat ?
Réponse (06/11/2018)
La réponse est évidemment oui, deux fois oui.

En effet, deux aspects distincts doivent être pris en compte : les droits d’auteur bien-sûr, mais aussi les droits de la personne décédée et des autres personnes qui seraient présentes dans le récit initial ou final.

Sur le terrain du droit d’auteur, le contrat devra stipuler très clairement soit que le récit remis sera réécrit librement et enrichi d’interviews par un biographe au choix de l’éditeur, soit, au contraire, juste « polishé », à peine modifié, par un biographe anonyme choisi par l’héritière de la défunte, aucun texte ne pouvant être publié sans l’accord de cette dernière.

Entre ces deux positions caricaturales, de nombreuses autres situations peuvent et doivent être contractualisées.

C’est évidemment une question de points de vue et de négociation entre l’éditeur et l’auteure initiale.

Bien-entendu, l’auteure doit garantir la véracité de ses propos et l’éventuelle autorisation des personnes concernées par certaines révélations de la sphère intime et privée.

La biographie est un genre à risque élevé.

Et ce risque est très important vis-à-vis non seulement des ayant droits de la défunte mais aussi vis-à-vis de toute personne citée, décrite ou présente d’une quelconque manière dans l’ouvrage final.

La garantie que vous apporte l’auteure n’empêchera pas votre condamnation pour calomnie le cas échéant, voire la saisie des livres ou l’interdiction de publication.

On ne peut donc que recommander la prudence, dans la recherche d’un équilibre entre la liberté d’expression, d’informer et le respect de la vie privée à travers les propos tenus au sujet de toutes personnes, décédées ou non.

Le contrat avec l’auteure revêt donc, ici plus qu’ailleurs, une importance capitale.